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Association des Croqueurs de Pommes Savoie-Maurienne , créateur de la solution

Eloise, chef cuistot

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Sauvegarder une variété ancienne d’arbres fruitiers

Créer ensemble des vergers durables !

Durée de mise en place

1 à 2 mois

g

Difficulté

4/10

Coût d'investissement

4/10

Contexte

Aujourd’hui, nous consommons principalement 3 variétés de pommes : Golden (30%), Gala (16%) et Granny Smith (8%). Or il en existe une dizaine de milliers dans le monde, parfois en voie de disparition. Et si vous décidiez de conserver ces variétés anciennes ? 

A quoi ça sert ?

  • Malgré leur goût parfois un peu farineux, leur aspect biscornu ou leur couleur un peu terne, ces pommes sont importantes à sauvegarder. D’abord parce qu’elles permettent la diversité et le brassage génétique. Mais aussi parce qu’elles sont adaptées au climat de leur territoire et sont parfois plus résistantes aux parasites, aux maladies, au froid ou à la chaleur. Ces pommiers anciens sont une banque de ressource génétique indispensable à la création de nouvelles variétés, plus résistantes. Ce qui peut éviter l’usage de pesticides. D’autant plus que la pomme est l’un des fruits les plus traités, trente-cinq fois par an en moyenne.

Ingrédients

  • Des arbres avec des fruits que vous ne trouvez nul part ailleurs et que vous voulez conserver
  • Un espace vert où implanter le verger (même petit)
  • Un sécateur

 

  • Les contacts d’un pépiniériste
  • Toutes les étapes

Préparation

Etape 1 : repérer une variété d’arbre fruitier à sauvegarder
  • En promenade ou dans votre jardin, vous est-il déjà arrivé de tomber sur un arbre qui donne des fruits un peu différents ? C’est peut-être une variété endémique rare qu’il serait bien de protéger. Pour en avoir le cœur net, le mieux est de le prendre en photo sous toutes ses coutures (fruits, feuilles, arbre en entier) pour l’emmener chez votre pépiniériste ou dans une association (Les croqueurs de pomme, par exemple). 

Etape 2 : récupérer un greffon et un fruit
  • Pour participer à la sauvegarde de cette variété, il vous faut ensuite récupérer un greffon sur l’arbre fruitier (entre décembre et janvier). C’est-à-dire couper avec un sécateur une jeune pousse de l’année se trouvant à l’extrémité des branches. 

Etape 3 : faire appel à un pépiniériste ou une association pour réaliser la greffe

Un pépiniériste ou une association spécialisée se chargera alors de vous fournir le jeune arbre greffé sur le porte greffe de votre choix. L’opération coûte environ 30 euros. En fonction du porte greffe choisi, la mise à fruit est plus ou moins longue, ainsi que le temps de vie du pommier. Par exemple, avec un porte greffe vigoureux, la mise à fruit est lente (7 à 15 ans) mais l’arbre fruitier peut vivre une centaine d’années.

Par exemple :

Pépinières Philippe MESMIN
Adresse : 175 Chemin de Monod, 74330 Poisy
Téléphone : 04 50 46 13 58

    Etape 4 : repérer un nouveau lieu de conservation, un jardin privé ou un espace vert
    • Choisir le lieu dans lequel vous souhaitez replanter votre jeune arbre fraîchement greffé. Ce peut être dans votre jardin, un jardin partagé ou même en pleine nature. Bien entendu, le choix se fait en accord avec le propriétaire du terrain et les usages locaux.

    Etape 5 : surveiller sa croissance

    Un jeune fruitier a besoin d’un tuteur, par exemple un piquet (d’une hauteur en rapport avec celle de l’arbre). Pour éviter à cet arbre d’être abîmé par des animaux, construire un abri en pierre ou un enclos en bois autour du tronc.  La protection doit rester en place jusqu’à ce que l’arbre soit capable de résister aux chocs.

    Etape 6 : la récolte

    Récolter les fruits (au bout de quelques années) et les déguster avec ses amis autour d’une bonne tarte aux pommes. 

    Avantages

    Possible vente de fruits

    • Vente de produits locaux adaptés à leurs territoires
    • Plus forte résistance face aux conditions

    Sauvegarde de la biodiversité

    • Une biodiversité sauvegardée grâce à une diversité d’arbres locaux
    • Plus forte résistance face aux maladies qui abime les monocultures

    Sensibilisation au patrimoine culinaire

    • Permet de se regrouper pour sensibiliser aux richesses du patrimoine culinaire local 

    Précautions d’emploi

    Bien consultrer associations et professionnels pour que nos boutures fonctionnent 🙂

    Ils l’ont fait !

    2 réplications réussies

    Si tu as répliqué cette solution, contacte-nous !

    Association des Croqueurs de Pommes Savoie-Maurienne
    Créateur de la solution

    Créée en 2004 par des personnes conscientes de l’abandon des vergers traditionnels de la vallée, elle compte à ce jour 120 adhérents et s’est étendue depuis 2012 au Beaufortain voisin.

    Elle travaille avec le grand public et les enfants, mais aussi avec les collectivités locales et internationales (communes, Assemblée du Pays Tarentaise Vanoise, Parc naturel régional des Bauges, régions du Val d’Aoste et du piémont…). Elle a conduit pour la commune de Bourg Saint Maurice deux projets Européens : « Paysages à croquer » (2003-2007) et « fruits, biodiversité et jeunes consommateurs » (2009-2012).
    A cette occasion, deux réalisations majeures ont vu le jour : un atelier mobile de fabrication de jus de pommes pasteurisé et un verger original « à vivre » de 4 ha (La Ballastière à Landry).

    https://croqueurs-national.fr/associations-locales/100-savoie-tarentaise.html

    CONFLUENT AIN-ISERE-SAVOIE

     

    La richesse des fruits de terroir n’existe plus chez les pépiniéristes, car la plupart des variétés locales sont interdites de commercialisation, parce que non inscrites au catalogue officiel du CTPS (Comité Technique Permanent de la Sélection). Il découvre la déception, les attentes et la révolte des arboriculteurs amateurs devant l’effondrement accéléré du patrimoine fruitier.

    Sa conviction : sans une action concrète et immédiate, menée par les amateurs eux-mêmes dans leur propre verger, les anciennes variétés fruitières sont promises à une inéluctable disparition.

    Ses trois idées :

    1. Faire comprendre que les variétés traditionnelles sont en voie de disparition.
    2. Faire parler ceux qui en ont pris conscience.
    3. Leur donner concrètement les moyens d’y remédier chez eux.

     

     

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